Il s'agit de l'interview de Jean-Michel Baylet pour le PRG et d'André Rossinot pour le PRV... paru dans "Le Bleu- Profession politique" que nous reproduisons dans son intégralité.
Jean-Michel Baylet "La réunification n'est pas à l'ordre du jour".
Le Président du Parti Radical de Gauche dit s'en tenir à une "simple réflexion".
Qu'attendez vous des discussions à venir entre le PRG et le Parti Radical Valoisien?
Nous avons décidé de discuter pour voir , sur un certain nombre de thèmes choisis par Rossinot, Borloo et moi même, si nous avions des convergences . S'il n'y en a pas , il ne se passera rien. Dans le cas contraire, nous irons plus loin . Mais, je le répète , la réunification n'est pas à l'ordre du jour.
Quoi qu'il arrive , vous excluez d'appartenir un jour à la majorité présidentielle....
C'est quand même terrible , dans ce pays, que les journalistes et une partie des politiques transforment la vie publique en guerre civile idéologique. Est-ce que vous demandez à François hollande , qui a participé à la fête de l'humanité , s'il va rallier le Parti Communiste ? Je ne cesse de dire que nous dialoguons. Mais quand je dis réflexion doctrinale, on me répond manoeuvre politicienne!
Mais au sein même du PRG, certains regrettent que ces discussions puissent troubler les électeurs à quelques mois des municipales..
Les citoyens plébiscitent la politique d'ouverture , ont envie de voir des politiques qui savent surpasser leur positionnement.. Ceux dont vous me parlez ont en réalité d'autres choses derrière la tête, soit parcequ'ils veulent combattre le programme du parti, soit parcequ'ils ont tellement peur des socialistes avec lesquels ils sont enfermés qu'il ne faut surtout pas que le PRG bouge. En politique , ceux qui crient le plus fort sont souvent les moins courageux.
Vous avez dit vouloir "desceller l'alliance un peu étouffante avec le PS". Vous aimeriez que les valoisiens en fassent autant avec l'UMP?
Bien naturellement . Il est un moment , si nous constatons beaucoup de convergences entre nous , où ces questions là se poseront. Mais nous en sommes encore bien loin.
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André Rossinot "Il s'agit d'en finir avec trente-cinq ans de séparation!"
Le coprésident , avec Jean-Louis Borloo, du Parti radical prône "patience et longueur de temps".
Il y a une course au centre aujourd'hui . Le score de François Bayrou à la présidentielle suscite des convoitises.....
Les radicaux ont une place historique au centre gauche. Nous remplirons notre mission . Nous faisons partie des fondateurs de l'UDF.
L'ouverture ne contrecarre-t'elle pas vos plans?
Le thème de notre université d'été , "Ouverture, rupture et rassemblement : les nouvelles frontières radicales", signifiait que le chemin n'est pas terminé. Nous faisons la différence entre une ouverture à des personnalités et la modification du point d'équilibre de la vie politique. Rapprocher les deux bords du radicalisme sera difficile et long. Ce n'est pas comme nommer des ministres . Nous évoluerons en complément du mouvement du président de la République, mais sur une ligne politique différente.
Vous êtes tributaires, du moins financièrement , de l'UMP?
Tout comme le PRG avec le PS! Aujourd'hui, nous avons l'autonomie politique , notre liberté d'expression. La preuve : nous avons fait une université d'été , alors que l'UMP n'en a pas fait.
Imaginez -vous possible que le PRG puisse soutenir l'action de Président de la République?
La patience, c'est important en politique . La première étape , c'était l'échange de délégations . Nous avons annoncé un calendrier . Nous ne voulons pas faire de débauchage . Il faut la réponse d'un parti , pas d'une personne. Il s'agit d'en finir avec trente-cinq ans de séparation.
Quelles seront les échéances de ce calendrier.?
Il y a eu le feu vert pour se réunir , pour une discussion publique sur quatre thèmes: l'Europe, la laïcité , le développement durable et la mondialisation. La seule chose sûre, c'est que nous arriverons à un constat positif montrnant que les conditions qui ont créé la scission du Parti radical n'existent plus. Il faut mesurer les étapes à franchir , sans préjuger des enthousiasmes et des résistances de chacun.