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Blog non officiel du Parti Radical de Gauche de Colmar et des 1ère et 2ème circonscriptions du Haut Rhin. Vie Municipale , cantonale... actualités ,dossiers dans tous domaines , projets et actions du PRG .

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Manuel Valls le populaire socialiste qui monte, qui monte.

Le parti socialiste face "au cas" Manuel VALLS.

Alors que les opinions favorables sur le PS et ses actions sont en forte baisse , Manuel Valls un des rénovateurs monte dans les sondages d'opinion comme personne susceptible de faire un bon 1er secrétaire national de son parti.Malheureusement pour lui, ses amis socialistes, eux, sont loin de le plébisciter et celà illustre bien le fossé qui se creuse entre les électeurs de gauche et le parti qui a longtemps symbolisé la gauche et qui, aujourd'hui est considéré par ses électeurs comme un "parti du passé" qui ne parvient pas à se rénover de l'intérieur et à rénover ses concepts politiques.
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manuel-valls-2.jpgL'article du Monde qui titre  Le parti socialiste face "au cas" Manuel Valls.
Edition du journal LE MONDE du 12 décembre 2007

Pour un type isolé, avouez que c'est surprenant" : Manuel Valls savoure les résultats du sondage Opinion Way publié dans Le Figaro du 7 décembre. Cette enquête - réalisée les 5 et 6 décembre auprès de 976 personnes - place le député de l'Essonne et maire d'Evry en troisième position parmi les personnalités susceptibles de faire "un bon premier secrétaire du PS" ; derrière Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, mais devant Arnaud Montebourg, Laurent Fabius et François Hollande.
Inutile, en revanche, de lancer une étude d'opinion pour mesurer sa piètre cote de popularité parmi les dirigeants socialistes. Le 20 novembre, lors de la manifestation des fonctionnaires à Paris, le député européen Benoît Hamon a été vivement interpellé par des manifestants... qui l'avaient pris pour M. Valls. Le même jour, à Auch, le député fabiusien du Gers Philippe Martin raconte avoir été "bousculé par des syndicalistes" lui demandant des comptes sur les déclarations du même Valls appelant le PS à se prononcer avec "une plus grande clarté" en faveur de l'alignement des régimes spéciaux de retraite. Parmi les députés socialistes, il arrive que le ton monte. Le 27 novembre, plusieurs d'entre eux ont ostensiblement quitté l'hémicycle lorsque M. Valls a pris la parole pour critiquer - au nom du groupe dont il est l'un des vice-présidents - la politique du gouvernement sur les banlieues.

Partisan de réformer sans complexe les retraites, de changer le nom du parti et "d'en finir une bonne fois pour toutes avec les complexes à l'égard de l'extrême gauche", le député de l'Essonne ne craint pas d'incarner l'aile droite du PS. "Mon propos, dit-il, consiste à rendre les socialistes audibles sur une série de sujets qui ont contribué à notre défaite de 2007". A 45 ans, le maire d'Evry veut représenter la relève. " La responsabilité de ma génération est d'en finir avec l'incantation, le mal profond de la gauche française" insiste-t-il. Pour Gaëtan Gorce, député socialiste "rénovateur" de la Nièvre, "il faut reconnaître à Manuel Valls le mérite de s'exprimer clairement et de poser les problèmes de façon intelligible. Etant donné l'état où se trouve le PS, ce n'est pas inutile".

ABSENCE DE LEADERSHIP

Ses adversaires estiment au contraire que ses prises de positions tranchées font de lui un véritable repoussoir. "Au congrès, quiconque prendrait Manuel Valls sur sa motion sait qu'il perdrait dix points" assène Razzye Hammadi, ex-président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). L'intéressé fait remarquer qu'il reçoit de nombreuses invitations d'élus du PS et, de la part des militants, autant de messages d'encouragement que de critiques. Les crispations autour du "cas Valls" apparaissent d'abord comme un symptôme. Celui de l'absence de leadership et d'une incapacité à faire vivre le débat dans les instances statutaires du PS. " Le problème, ce sont les déclarations de Manuel à l'extérieur de l'Assemblée. Mais il faut dire qu'au PS, nombreux sont ceux qui parlent dans tous les sens", soupire Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes.

Même si cette fonction lui garantit une visibilité dont il sait tirer profit, le maire d'Evry n'entend pas jouer éternellement les trublions. "Je n'ai pas envie de m'installer dans un rôle. Cela n'a qu'un temps", prévient M. Valls qui évoque l'hypothèse de présenter, faute de mieux, une motion avec les "rénovateurs" qui réclament une refonte des statuts et la mise en place d'une direction collégiale. Toutefois, il n'a pas manqué, ces derniers temps, de saluer le retour de Ségolène Royal. Prémices d'un retour dans le rang ?

Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du 12.12.07.  image jpg-M.Valls
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