Blog non officiel du Parti Radical de Gauche de Colmar et des 1ère et 2ème circonscriptions du Haut Rhin. Vie Municipale , cantonale... actualités ,dossiers dans tous domaines , projets et actions du PRG .
Par Mark Scott
Les négociations visant à trouver un repreneur pour la compagnie italienne Alitalia, en grand désarroi, ont subi un revers le 2 avril dernier, après quinze longs mois d'efforts. Air France-KLM, première compagnie aérienne au monde en termes de chiffre d'affaires, s'est retirée, faute d'aboutir à un accord avec les syndicats du transporteur italien, malgré des pourparlers qui ont traîné en longueur.
Cette décision ne laisse qu'une très faible marge de manoeuvre à Alitalia, qui perd 1 million d'euros par jour et doit lever plus de 630 millions d'euros d'ici au mois de juin pour éviter la banqueroute. Les actionnaires d'Air France-KLM ont applaudi la nouvelle, tant il est vrai que nombre d'entre eux doutaient du bien-fondé de l'incorporation de l'entreprise italienne affaiblie au sein de la société franco-néerlandaise.
Cap sur Iberia
Peter Morris, économiste en chef d'Ascend, un cabinet de conseil londonien spécialisé dans les transports aériens, estime que la compagnie espagnole Iberia devrait figurer en tête de la liste des cibles éventuelles. "Elle est très intéressante du fait de ses liens avec l'Amérique centrale et l'Amérique latine, une région à très forte croissance qui s'intégrerait bien aux plans de consolidation d'Air France-KLM ou de la Lufthansa", explique-t-il.
De plus, Iberia a annoncé pour 2007 des bénéfices avant impôts d'un montant de près de 440 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 5,52 milliards d'euros, ce qui est bien supérieur, aux 260 millions d'euros de bénéfices avant impôt de l'année précédente. Le regain de santé d'Iberia et le très fort potentiel de ses itinéraires n'ont pas échappé à la sagacité des autres acteurs européens du secteur, mais jusqu'à ce jour, aucun rachat n'a été mené à terme. Si Air France-KLM veut s'emparer de l'entreprise espagnole, elle pourrait bien devoir se mesurer à British Airways qui, le 18 mars dernier, a augmenté sa participation dans le capital d'Iberia pour la porter à 13,5 %. Il y a déjà longtemps que la compagnie britannique convoite le transporteur espagnol, mais elle a d'autres fers au feu qui pourraient bien rendre impossible une bataille rangée.
Iberia pourrait représenter une proie idéale pour Air France-KLM, qui a déjà échoué deux fois dans ses tentatives de rachat d'Alitalia, et semble déterminée à poursuivre son expansion. Pour l'ancien transporteur public italien, en revanche, le jeu touche à sa fin. Si aucun repreneur convenable ne se présente, la compagnie sera définitivement clouée au sol.