Blog non officiel du Parti Radical de Gauche de Colmar et des 1ère et 2ème circonscriptions du Haut Rhin. Vie Municipale , cantonale... actualités ,dossiers dans tous domaines , projets et actions du PRG .

Pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, la majorité flamande, tous partis confondus, a imposé sa loi à la minorité francophone du pays (40 % des habitants). Dans la nuit de jeudi à vendredi, les 80 députés flamands, de l’extrême droite du Vlaams Belang aux écologistes de Groen, en passant par les socialistes du SPA, ont voté l’inscription à l’ordre du jour de la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) contre l’avis des 60 députés francophones, eux aussi unis. Cet affrontement bloc contre bloc fragilise un peu plus l’existence d’un royaume qui n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise depuis les législatives du 10 juin 2007.
La scission de BHV est devenue un abcès de fixation pour la Flandre qui veut, en le scindant, achever son unification territoriale et linguistique. Cet arrondissement permet, en effet, à l’importante minorité francophone (entre 120 000 et 150 000 personnes au minimum) vivant autour de Bruxelles, mais en Flandre, de pouvoir voter pour les partis francophones de Bruxelles et d’être jugée en français. Or, pour les Flamands, ce régime d’exception, datant de la fixation de la frontière linguistique au début des années 60, a assez duré : tous les Belges vivant en Flandre doivent s’assimiler ou partir. Lire la suite : http://www.liberati
Autre article du blog prg colmar:Crise sur crise en belgique.
www.eurobru.com/| 2007 | La population du « Vlaamse rand », cette ceinture de 19 communes flamandes (parmi lesquelles les 6 communes à facilités) autour de Bruxelles, continue à se franciser, à s'internationaliser et, dès lors, à perdre son caractère néerlandais. Au grand dam des responsables du Nord du pays qui tentent de trouver la parade pour contenir, à défaut d'inverser, la tendance. Sur les 400 000 habitants de la grande périphérie bruxelloise, 10,9 % sont de nationalité étrangère. Pour les 6 communes à facilités, ce pourcentage monte à 16,9. |
| | Cette population étrangère provient, à raison de 75 %, des 26 autres états de l'Union européenne. Plus d'un tiers des Américains et Canadiens viavant en Flandre ont élu domicile dans la périphérie bruxelloise. Le français ou une autre langue est utilisé par 57 % des parents dans leurs rapports avec "Kind & Gezin" (la Ligue des Familles, 03/09/2007 sur le Blog "Les coulisses de Bruxelles" article intéressant. L’éclatement de la Belgique soluble dans l’Europe Contrairement à ce que l’on entend souvent, une éventuelle indépendance flamande ne serait nullement Cet argument repose sur un pur contresens : le but de la construction communautaire n’est pas de construire un super État centralisé, une sorte de France jacobine d’avant la décentralisation, en vampirisant la souveraineté des États membres. Bref, l'Union voudrait la mort des Etats. Si tel était le cas, la multiplication des États ou tout simplement le fédéralisme seraient un obstacle à la création de ce « super state ». Or, bien au contraire, l’Union est un moyen de (re) donner de la puissance politique, diplomatique, économique voire, à terme, militaire, à des entités nationales qui, isolées, se feraient concurrence (y compris par la guerre) à leur détriment et surtout pèseraient d’un poids ridicule dans le concert mondial. Le moyen, pour atteindre ce but, est une délégation volontaire d’une série de compétences souveraines afin de les exercer en commun, ce qui est censé les rendre plus efficaces. Coulisses de Bruxelles, UE: L’éclatement de la Belgique soluble |