Vendredi 23 Mai 2008 LE JDD Immobilier: Le laxisme de l'Etat
Par Benjamin BONNEAU
leJDD.fr
Le temps est à la rigueur. Nicolas Sarkozy l'a reconnu, les caisses sont vides. François Fillon a parlé d'un Etat "en faillite". Et pourtant. Selon un rapport que s'est procuré Le Parisien de vendredi, l'Etat est plus que dispendieux en matière d'immobilier. La mission composée de parlementaires devrait rendre son rapport public dans dix jours. Il est accablant.
image jpg -imprimerie nationale
Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, l'Etat est incapable de dresser l'inventaire exact de son parc immobilier. En 2005, un rapport du député UMP Georges Tron, qui présidait la mission d'évaluation et de contrôle (MEC), avait déjà pointé du doigt cette carence. Trois ans plus tard, une autre mission parlementaire a été chargée de suivre l'évolution de la situation. Et peu de choses ont changé. Si les cessions d'immeubles vacants sont passées de 100 à 820 millions d'euros, c'est la seule amélioration notable pointée par le rapport.
Dysfonctionnements relevés....
Vendue en 2003 pour 85 millions d'euros au fonds de pension américain Carlyle, l'Imprimerie nationale a été rachetée par le Quai d'Orsay pour réunir en un même lieu tous ses sites administratifs. Montant de l'opération: 325 millions d'euros. Et c'est Carlyle qui se frotte les mains après cette jolie culbutte de 240 millions...
L'article intégral sur site web JDD:
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200821/immobilier-le-laxisme-de-l-etat_119350.html Voir également cet article du FIGARO daté du 17/10/07
Imprimerie nationale : "l'Etat a vendu au prix du marché"
Vincent Fertey (lefigaro.fr) avec AFP.
Publié le 17 octobre 2007
Actualisé le 17 octobre 2007 : 07h30
image du haut Cecarrini/Le Figaro.
Auditionnés par la commission des finances du Sénat, plusieurs hauts fonctionnaires se sont défendus de tout dysfonctionnement dans le rachat de l’immeuble vendu par l’Etat en 2003.
Les hauts fonctionnaires responsables d’un immeuble de l’imprimerie nationale ont été auditionnés jeudi matin par la commission des finances du Sénat suite à un rapport rendu par l’Inspection générale des Finances (IGF) et dans lequel il a été fait mention de dysfonctionnements dans la vente et le rachat du bâtiment. En 2003, l’immeuble de l’imprimerie nationale situé rue de la Convention à Paris a été vendu au fond Carlyle pour 103 millions d’euros. Et racheté quatre ans plus tard pour 325 millions par le ministère des Affaires étrangères.
Comment expliquer une telle plus-value ? Si on retient l’investissement de 100 millions d’euros réalisé par le fonds américain dans la rénovation du bâtiment ainsi que la hausse des prix de l’immobilier entre 2003 et 2007, l’immeuble vaut bien les 325 millions d’euros déboursés par l’Etat.
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