BEYROUTH, 7 juin 2008 (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy,
accompagné du Premier ministre François Fillon et des chefs de partis, est
attendu samedi matin à Beyrouth, où il exprimera le soutien de la France
au Liban, qui sort d'un blocage politique ayant dégénéré en combats
meurtriers.
Le chef d'Etat français est attendu vers 10H00 locales (07H00 GMT) à
l'aéroport de Beyrouth, où il sera reçu par son homologue Michel Sleimane,
élu le 25 mai après six mois de vide du pouvoir.
Il sera le premier chef d'Etat occidental à rencontrer le nouveau
président libanais. La route de l'aéroport a été décorée de drapeaux
français et libanais à l'occasion de cette visite de quelques heures.
M. Sarkozy va apporter son "soutien" et "un message d'unité" au Liban,
après l'élection de M. Sleimane, qui a permis le déblocage d'une impasse
de 18 mois.
L'importante délégation accompagnant M. Sarkozy comprendra, outre M.
Fillon, les ministres de la Défense Hervé Morin et des Affaires étrangères
Bernard Kouchner.
Ils seront rejoints à Beyrouth par des responsables politiques dont les
dirigeants des principaux partis: Patrick Devedjian (UMP, droite au
pouvoir), François Hollande (Parti socialiste), Jean-Michel Baylet (PRG,
centre), François Bayrou (Modem, centre) et Marie-George Buffet (Parti
communiste).
La crise interlibanaise entre la majorité antisyrienne soutenue par les
Occidentaux et l'opposition menée par le Hezbollah avait dégénéré début
mai en violences intercommunautaires (65 morts), avant que les deux camps
ne scellent finalement un accord, le 21 mai, à Doha.
Nicolas Sarkozy et la délégation doivent rencontrer des leaders de 14
partis libanais, dont du Hezbollah.
Une visite au contingent français de la Force intérimaire des Nations
unies (Finul), dans le sud, a été annulée pour garder "un caractère
exclusivement politique" à la visite, selon l'Elysée.
M. Morin se rendra auprès des militaires français de cette force qui
compte environ 13.000 militaires de 26 pays dont 15 de l'Union européenne.
Avec 1.800 hommes, le contingent français est le deuxième après celui de
l'Italie (2.900).
Le dernière visite officielle d'un chef d'Etat français au Liban remonte à
2002, lorsque Jacques Chirac avait participé au Sommet de la Francophonie,
organisé à Beyrouth.
L'ancien président français avait effectué en février 2005 une visite
privée après l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, pour
rendre hommage au richissime homme d'affaires, qui était son ami.
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