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| Frédéric Van Roekeghem. |
Cet objectif est légitime, souhaitable et tenable. Le déficit de l'assurance-maladie a été divisé par trois depuis 2004, mais il reste 4 milliards d'euros à apurer, soit 120 euros par foyer de soins financés à crédit. Et nous devons faire face à la hausse tendancielle des dépenses liée à l'accroissement de la prévalence de pathologies lourdes et chroniques : actuellement, 40 % de la population concentre 90 % des remboursements. Le retour à l'équilibre est néanmoins atteignable, car il reste des marges d'efficience importantes à tous les niveaux. Une hausse des dépenses limitée à 3,3 % en 2009, contre une évolution tendancielle de près de 5 %, constitue un objectif rigoureux mais raisonnable.
Bradeur de l'assurance maladie et de la solidarité.
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