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L'éternel problème de la diplomatie: faut-il "parler " aux el- Assad et Khadafi"Avec la Syrie, j'ai raison", a lâché le président, selon un participant. "En Orient, on a soit des talibans, soit des Atatürk", a-t-il résumé pour justifier son rapprochement avec le régime laïc syrien. Et de prendre un autre exemple, celui de la
Tunisie, où il s'est rendu en avril en visite d'Etat: "Chez (Zine El Abidine) Ben Ali, les petites filles vont toutes à l'école."
Le président français aurait justifié le tapis rouge déroulé sous les pieds du raïs syrien par la nécessité de favoriser la paix au Proche-Orient: "Si je ne parle pas à Assad, rien n'avancera." Ainsi, pour sauver le soldat franco-israélien Gilad Shalit, retenu en otage depuis juin 2006 par le Hamas palestinien, "il faut parler à Damas".
Nicolas Sarkozy ne s'est pas arrêté là, toujours selon cette source. Il s'en est pris violemment à l'association Reporters sans frontières (RSF), qui a distribué des tracts lundi à proximité des Champs-Elysées pour dénoncer la présence "choquante" de Bachar el-Assad et les "renoncements" du président français en matière de droits de l'Homme. Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy s'était engagé à rompre avec la "realpolitik".