Blog non officiel du Parti Radical de Gauche de Colmar et des 1ère et 2ème circonscriptions du Haut Rhin. Vie Municipale , cantonale... actualités ,dossiers dans tous domaines , projets et actions du PRG .
"Tentation des deux grands partis de limiter l'offre politique". Certains au PS et à l'UMP ont voulu limiter l'offre politique en France en tentant de réduire celle-ci à deux partis. "C'est loupé"! Après la naissance du "Nouveau Centre", puis celle de "La Gauche Moderne" de Bockel, on a pu dernièrement constater celle, à droite de "Debout la République" de Dupont-Aignan et enfin la semaine dernière,à gauche, celle de "Parti de Gauche" de Mélenchon. On ne peut pas dire que cette tentative de bipolarisation ait été couronnée de succès; bien sur, on me rétorquera que la création de certains de ces partis a été largement inspirée par la volonté d'un homme politique (Nicolas Sarkozy) d'augmenter surtout, la-dite offre à gauche pour mieux la diviser mais aussi au Centre pour barrer le Modem de Bayrou.
La nature a horreur du vide, celà se vérifie aussi en politique. Si c'est surtout à gauche que la création de nouveaux partis a été importante, on peut penser qu'à droite il y aura aussi de nouveaux mouvements qui viendront enrichir le choix possible pour les électeurs .
"Chacun veut tenter sa chance". En effet nous assistons depuis plusieurs années à la généralisation de candidature sauvages à l'UMP et au PS comme ce fut déjà le cas aux élections législatives de 2007 mais aussi aux élections municipales et cantonales de 2008 cela va favoriser inévitablement la naissance de nouveaux partis politiques en raison des exclusions pratiquées avant ou après les scrutins mais aussi parfois de sensibilités politiques antagonistes comme au PS en ce moment.
Il sera intéressant d'observer si un tel phénomène se développe aussi aux Législatives européennes de 2009 et aux élections régionales et cantonales de 2010. A priori, on peut penser que ce sera aussi le cas - même si le frein qu'est le financement de telles campagnes ne doit pas être mésestimé- car le fait de tenter de réduire le nombre de listes à deux ne peut que favoriser des dissidences au sein même des deux grands partis déjà cités; chacun ayant envie de tenter sa chance avec ou sans investiture.
"Les deux grand partis ne tiennent pas leurs militants" Il faut remarquer également que les deux partis en question arrivent difficilement à tenir leurs troupes de militants même dans le cadre d'accords avec d'autres formations comme ce fut le cas en Alsace pour la circonscription de Selestat -Obernai où François Hollande avait d'abord négocié celle-ci avec le PRG puis finalement avait investi une candidate PS avec les suites désagréables que l'on a connu pour les deux formations. Ce bi-partisme ne pouvait fonctionner qu'à partir du moment ou les accords avec les formations partenaires plus modestes étaient respectés.
"Aux sénatoriales aussi". Aux dernières élections sénatoriales, auxquelles ne votent que les grands électeurs, on a pu constater également que les candidatures sauvages, au PS et à l'UMP, étaient légion (comme dans l'Hérault par exemple ou un candidat dissident PS a enlevé un siège à ce parti qu'il a d'ailleurs quitté pour siéger avec les Radicaux ) mais on a aussi constaté que le PRG avait présenté des candidats en primaire à gauche et que ceux-ci ont été élus malgré la présence de candidats officiellement investis par le Parti socialiste (Aveyron, Cantal, Gers... ce qui n'était généralement pas le cas autrefois mais ce qui pourrait bien se généraliser depuis les "coups de Jarnac" des scrutins de 2007 et 2008...peut-être même en 2012 pour l'élection présidentielle ).