Genève gagnée par la peur
image jpg Genève au bord du lac Léman
Genève est en effervescence, la disparition du secret bancaire semble sérieusement compromis; les professionnels du tourisme, les banquiers et les sociétés spécialisées dans les placements plutôt discrets relayés par les politiques de tous bords craignent que les démêlés d'UBS avec les Etats-Unis n'aboutissent à la fuite des capitaux déposés en Suisse.
En effet, la justice américaine a exigé d'abord 330 noms de contribuables ayant fraudé le fisc puis 52000, en contrepartie du non versement de sommes importantes par cette banque .
La Suisse, sure de son secret bancaire commence à douter de la pérennité de sa lucrative activité basée sur l'évasion fiscale et ce d'autant plus que les européens, Grande-Bretagne, Allemagne et France en tête sollicitent via la Commission Européenne, les mêmes informations.
Certains y croient encore sur les rives du Léman mais leur nombre diminue de semaine en semaine et, quoi qu'il en soit, il y a le feu au lac.
L'âge d'or est désormais derrière eux et la question est maintenant "jusqu'à quand celà durera-t'il"?En attendantla liste des chômeurs "bancaires" augmentedans la ville frontière.
Banques | Ambiance plombée au bout du lac. Certains gérants craignent le départ de 80 à 90% de leurs clients étrangers. La protection de la sphère privée reste en effet la première raison du dépôt d’argent privé en Suisse. De tous bords – politiques et économiques – la charge est sonnée pour défendre cet avantage compétitif.
ÉLISABETH ECKERT, ANNE GAUDARD ET PIERRE-YVES FREI | 25.02.2009 | 00:05
LA TRIBUNE DE GENEVE
Elle est là, assise dans un des nombreux bars-lounge du quartier des Banques, à Genève. Chantal* est une gestionnaire de fortune privée aguerrie, spécialisée dans la clientèle du Sud de l’Europe: «C’est simple! Si le secret bancaire devait être levé, voire sérieusement égratigné, c’est 90% de mes clients que je perds.» Depuis que «l’affaire UBS» a éclaté, avec la livraison de 300 noms au fisc américain et la bataille juridique qui s’engage pour la révélation, par la grande banque, de 52 000 autres noms, l’ambiance est à la hauteur du cataclysme. Totalement dépressive! Autant l’omerta officielle est grande, autant les langues se délient quelque peu, dans la confidence et le besoin de
réconfort, le soir venu.
Lire: http://www.tdg.ch/geneve/actu/secret-bancaire-geneve-gagnee-peur-2009-02-24
Liens en relation avec l'article :
Lien Swissinfo: En réponse aux critiques concernant sa gestion du conflit entre UBS et les Etats-Unis, le Conseil fédéral nomme une délégation stratégique de trois ministres. Ils se pencheront sur l'avenir de la place financière, du secret bancaire et du système fiscal suisses.
COMMENT BERNE
SAUVE UBS