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Le bouclier fiscal, mesure symbolique du début de mandat de Nicolas Sarkozy qui limite l'impôt à 50 % des revenus, n'est plus en odeur de sainteté du côté de la majorité. Des voix se font entendre pour demander sa suspension, totale ou partielle, avant l'examen du collectif budgétaire, mercredi 18 et jeudi 19 mars.Lors de cette réunion, le président de la commission des affaires sociales, Pierre Méhaignerie, a d'ores et déjà indiqué qu'il défendrait un amendement pour 'faire participer les très hauts revenus à l'effort national' pour une période donnée. 'Au moment où nous voulons redonner confiance dans le plan de relance, il me paraît opportun de faire ce geste symbolique pour accroître la confiance', explique le député-maire de Saint-Malo, qui se défend toutefois de vouloir revenir sur l'ensemble du 'paquet fiscal'. Une mesure qui a reçu le soutien du député NC Charles de Courson.
Plus direct, le député UMP René Couanau a annoncé à l'AFP qu'il demandera la suspension de ce 'symbole d'inéquité fiscale'. En commission, sa proposition a été repoussée de justesse (12 voix dont la sienne et celles de l'opposition, contre 15). Dimanche, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'était prononcé en faveur de l'ouverture d'un débat sur ce thème.
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image jpg René Couanau député UMPEn arrivant au pouvoir, Nicolas Sarkozy avait (comme promis lors de sa campagne) limité l'impôt à 50 % des revenus (contre 60 avant), via son fameux bouclier fiscal.
Problème, après deux ans au pouvoir, le bouclier n'est plus en odeur de sainteté, notamment auprès de la majorité. Des élus demandent sa suspension, totale ou partielle, avant l'examen du collectif budgétaire, qui se tiendra les 18 et 19 mars prochain. L'ex-premier ministre, Dominique de Villepin, a confié dans les Echos qu'il faudrait que le bouclier fiscal soit ramené à 60 % et que le taux de la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu soit augmenté "à 45 %, de manière transitoire".