ENFIN des élus ntelligents soucieux de l'intérêt général!
On en attendait pas moins de Manuel Valls et de ses amis.
Des députés socialistes conscients des risques du risque de paraître refuser une réforme nécessaire des institution de la République lancent un appel pour que soit votées les modifications proposées par le gouvernement; des modifications qui accordent au parlement plus de pouvoirs que dans le passé. Il en va de l'intérêt du pays et de ses instiutions. L'intérêt de tel ou tel groupe parlementaire serait mal accueilli par les Français qui attendent quand même de la gauche, un peu moins d'esprit partisan dans l'intérêt bien compris de l'AN et du fonctionnement plus démocratique de la vie politique.jb
Image jpg Manuel Valls député PS
AFP:En ce qui concerne la réforme des institutions, rien n’est fait au PS. En effet, quelques députés socialistes lancent un appel à leurs collègues pour que ces derniers se prononcent en faveur du texte. Or, jusqu’à présent, il semblait acquis que le PS s’opposerait à la réforme si l’UMP rejetait ses propositions, ce que le parti majoritaire a fait mardi.
«Le Parti socialiste ne saurait se soustraire à ses responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus» pour la vie démocratique, écrivent les députés dans une tribune à paraître dans «Le Monde» daté de vendredi. «Pour notre part, nous sommes prêts à les prendre», soulignent les signataires, notamment Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Didier Migaud, René Dosière et Manuel Valls, selon une source au PS citée par l’AFP. Sur le le site 20 minutes.fr Lire l'article Extrait d'un article paru dans l'édition du 22 mai de LIBERATION:
"Cadeau. Hier, dans les couloirs de l’Assemblée, le député de Paris Christophe Caresche ne cachait pas son inquiétude de voir certains de ses collègues être tentés par «la logique de surenchère». A ceux qui craignent de faire à Nicolas Sarkozy «le cadeau» d’un succès à Versailles, Caresche réplique que ce serait un plus beau cadeau encore que les socialistes se rendent responsables de l’échec d’une réforme qui renforce les pouvoirs du Parlement et des citoyens. Proche de Bertrand Delanoë, il juge irrecevable l’argument de ceux qui, comme Bruno Le Roux, font de la réforme du Sénat une condition sine qua non d’un vote favorable : «Le Sénat a un pouvoir de blocage, c’est vrai. Mais qui peut prétendre qu’il a empêché Lionel Jospin de réformer?» Manuel Valls s’inquiète, lui aussi. Même s’il convient que le projet «manque d’audace», le député de l’Essonne considère que le PS ne peut pas se permettre de laisser passer une «chance historique de réformer la maison commune»". Voir le lirn dans la revue de presse du PRG du 22 mai 08.
A lire, qu'est-ce qu'il y a dans la réforme des institutions?
Les principales mesures qui seront discutées
- Le président de la République peut s’exprimer, sans vote, devant les parlementaires réunis en Congrès
- Le président de la République ne peut pas effectuer plus de deux mandats consécutifs
- Limitation du recours à l’article 49-3 de la Constitution qui permet au gouvernement de passer en force devant le Parlement, sans vote. La réforme pourrait limiter la procédure aux votes sur le budget de l’Etat, la Sécurité sociale et à un texte par session
- Redéfinition à la hausse du rôle du Parlement qui «contrôle l’action du gouvernement et concourt à l’évaluation des politiques publiques»
- L’Assemblée nationale et le Sénat deviennent maîtres de la moitié de l’ordre du jour dans leur enceinte
- Le Parlement dispose d’un droit de veto sur les nominations les plus importantes, comme les membres du Conseil constitutionnel ou les dirigeants des entreprises publiques
- Limitation du cumul des fonctions pour les ministres pour qui il deviendrait impossible d’être également maire d’une ville de plus de 20.000 habitants ou président d’un conseil général
- Obligation pour le gouvernement de présenter un budget de l’Etat et de la Sécu en équilibre
Quelle est la teneur de ce projet de réforme?
Nicolas Sarkozy rêvait que la Constitution renforce le rôle du Président en écrivant clairement que le chef de l’Etat «gouverne». Finalement, le texte, fruit du travail de la commission Balladur, renforce surtout le Parlement qui bénéficiera d’un droit de veto sur les institutions et d’une maîtrise de la moitié de son ordre du jour, alors que le gouvernement en a actuellement l’entière responsabilité.