Depuis le 11 juillet dernier où le prix du baril de pétrole avait atteint un record , à 147,50dollas les prix du pétrole ont perdu un peu plus de 38 dollars.
Aujourd'hui, le cours est passé en dessous des 110dollars en milieu d'après midi (109,17); depuis le 1er mai c'est le plus bas niveau de l'or noir.
On avait craint un moment que l'ouragan Gustav n'amorce une remontée des prix mais il n'en fut rien grâce, entre-autres, aux déclarations de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) qui avait fait la promesse de fournir du pétrole en cas de besoins liés à d'importants dommages aux USA.
La morosité économique dans les pays industrialisés a été renforcée suite aux déclarations du ministre des Finances du Royaume Uni qui a indiqué que son pays et le reste du monde étaient confrontés au "pire déclin économique" depuis 60 ans et qu'il serait probablement plus long et plus important que prévu initialement.
Ces derniers évènements qui n'augurent rien de bon montrent bien la fragilité des économies mondiales en cette période.
Désormais, tous les regards des opérateurs vont se tourner vers Vienne où se tiendra le 9 septembre prochain, la réunion des pays de l'OPEP qui ne devraient pas toucher à leur production; c'est en tous cas ce qu'a déclaré celui qui tient lieu de "ministre" de cette organisation, le président de la compagnie pétrolière nationale de la Libye, Choukri Ghanem.
Les pays membres de la CEE feraient bien de relancer l'idée émise en son temps par le président Français de baisser le taux de la TVA sur l'essence; idée d'abord combattue par la BCE puis admise du bout ddes lèvres dans un deuxième temps afin d'offrir un peu de répis aux consommateurs européens.
Toutefois, il faut absolument sortir du tout pétrole dans lequel nos nations sont encore enfermées et mettre l'accent sur d'autres énergies plus douces, moins polluantes. Tous les dirigeants européens n'ont que ce mot à la bouche mais on constate que dans les faits la mise en oeuvre de leurs déclarations a bien du mal à se concrétiser.
Ne mésestimons pas l'influence réelle du lobby pétrolier qui agit en coulisses avec ses moyens financiers colossaux pour freiner ce changement de cap.
C'est vrai également aux Etats-Unis où le président actuel, ça n'est un secret pour personne, est très lié, voir prisonnier, du-dit lobby des pétroliers.jb
Sources: Agences AFP-Reuters-AP Image jpg Station service -jb Article paru dans le magazine "Challenge" le 19 août 08.
La baisse des prix des carburants se poursuit. Amorcée mi-juillet, la tendance s'est confirmée la semaine dernière, toujours dans le sillage du repli des cours du pétrole, a indiqué l'Union française des industriels pétrolières (Ufip), mardi 19 août.
Le litre de gazole, carburant le plus consommé en France, s'est vendu la semaine dernière 1,3220 euro contre 1,3384 euro la semaine précédente. Il avait atteint un pic fin mai à 1,4541 euro.
Le litre de super sans plomb 95 valait pour sa part 1,4168 euro la semaine dernière contre 1,4183 euro précédemment, son dernier record datant du 20 juin à 1,4971 euro.
Quant au fioul domestique, il est passé sous la barre des 0,90 euro, à 0,8900 euro la semaine précédente. Le 4 juillet, il culminait à 1,0143 euro.